Ça y est, j’ai franchi le pas ! Je me suis inscrit à une « Masterclass » avec des pros pour nous encadrer - Graine de photographe.com, pour ne pas les citer - et un groupe de photographes amateurs mais avertis. Mon idée était de bousculer mes habitudes. Je n’ai pas été déçu. Tout d’abord, pour faire de la « Street Photography », ce n’est pas obligé de parler anglais ! Si j’ai bien tout compris, la « Street Photography » n’est pas de la photo dans la rue, ni du portrait de rue, c’est plus spécifique. C’est aller au contact des gens et les prendre en photo à leur insu, de face plutôt que de dos. À la volée ! Le but ultime, c'est de raconter une mini histoire avec une seule vignette.
La règle nécessaire et suffisante est de renoncer à photographier un ours mal léché, à moins d’avoir la corpulence de Teddy Riner [ici].
De préférence opter pour une focale inférieure à 50 mm avec un appareil discret et maniable. L’une des trois photographes pros avait un appareil de la taille d’une boîte de Ricola (24 MP), mais pas les paluches de Teddy Riner. Perso, j’avais un 35mm, f/1.2 monté sur un hybride plein format : 26 x 16 cm pour 2 kg à peine. Super compact ! Bon, je n’étais pas le seul. Question discrétion, c’était mort ! Surtout que 10 photographes groupés, équipés de matos expert et qui mitraillent à tout va, ça passe inaperçu.
Il y a un monsieur qui nous a demandé la raison de notre attroupement. Il devait s’attendre à voir apparaitre une personnalité en vue au coin de la rue. Plus loin, la serveuse d'une pizzeria a dû se croire sur les marches du festival de Cannes, face à dix paparazzis zinzins.
Autres pratiques iconoclastes pour l’amateur que je suis : primo, travailler en manuel. Vitesse rapide et ouverture moyenne pour éviter les flous de bouger et d’arrière-plan. Au revoir les jolis Bokeh de mon f/1.2 ! Sensibilité automatique autorisée pour ne pas passer son temps dans les réglages. Deuxio, s’abstenir d’avoir l’œil collé à son viseur, sous peine d’être repérer à 1 km à la ronde ! Le mieux, c’est d’avoir l’appareil à mi-hauteur et de « shooter » à l’aveugle ou à l’aide de son écran orientable en faisant mine de regarder ailleurs ! Tout ce que j’aime !
Ensuite, on court après les gens et la bonne lumière - mode chasseur - ou on se pose à un endroit choisi et on attend la bonne prise - mode pêcheur ! Résultat : 1500 clichés et 15000 pas ; une vingtaine de photos à peu près potables. En résumé, je me suis bien amusé avec sérieux et avec un groupe sympathique ! C’était aussi mon projet que de rencontrer d’autres photographes amateurs avertis, car cette pratique est assez solitaire. En groupe, on est toujours 50 mètres derrière tout le monde. D’ailleurs, je suppose que notre « classmistress » a passé plus de temps à recompter ses apprentis-photographes qu’à faire des photos, vu la tendance naturelle de notre bande à s’éparpiller aux quatre coins de la rue. Nos gilets jaunes s'appelaient Canon, Nikon, Sony , etc.
Finalement, histoire de ne pas chambouler tous mes us et coutumes, j’ai opté pour des recadrages plus ou moins serrés qui dénaturent un peu le concept de « Street Photography ».
Le prieur
Un compagnon
Les futurs mariés
La tringle à rideau
La vitrine
Tintin et son double âgé
Diva ou grosse fatigue ?
Beau sourire
Le faiseur de bulles
Les bulles
L'attrapeur de bulles
Le parapluie vert
Les trois Grâces
Le photographe
Le "wheeler"
Duo
Trio
Les fumeuses
Le parfumeur
Le norvégien
Les marcheurs
Contre-jour
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