Bretagne : sur la route des phares (Photographes du monde) août 2026
La pointe du Guern
Gueorgui Pinkhassov
17 août 2026 18:30
La pointe du Guern
31 juil. 2026 23:33
C'est reparti pour un tour ! Avec un thème qui me libère des bords de Seine. C'est moins facile que prévu ! Finalement j'alterne N&B et couleur, c'est venu comme ça et je m'y tiens désormais ! On verra s'il ressort quelque chose de cette oscillation. Si penser en N&B diffère de penser en couleur... Dans l'article sur le N&B, je faisais part de mon constat de plus photographier les gens en N&B qu'en couleur. Avec le temps, j'arrive de moins en moins à photographier sans personnage dans le champ ; c'est la cerise sur le gâteau !
22 juil. 2026 10:56
Sortie un peu frustrante faute de temps : nous avons tourné autour du siège du journal "Le monde" dans le 13ème arrondissement de Paris, à la limite d'un quartier où les innovations architecturales sont à foison !
17 juil. 2026 23:33
Lors d'un projet 52, il faut faire des choix.. Parfois c'est facile tant la moisson est maigre. D'autre fois, il y a pléthore d'images et il faut renoncer car la règle c'est : une par semaine. Alors il y a des restes: le fruit de mes renoncements, les seconds choix.
17 juil. 2026 23:33
Mélange de photos pas trop pourries... enfin, j'espère !
17 juil. 2026 23:33
Quand on parle N&B, aussitôt les grands noms de la photographie viennent à l’esprit : Robert Doisneau, Willy Ronis ou plus récemment Sebastião Salgado pour ne citer qu’eux. Les deux premiers œuvraient à l’époque du noir et blanc. Question de technologie. Bien entendu, ce n’est pas celle-ci qui a fait la qualité de leurs photos. Le génie de ces photographes a au moins deux points communs : la patience et la persévérance. C’est heureux car ces talents-là, à défaut du reste, on peut tous les développer. Les amateurs ont même l’avantage de ne pas avoir à rentabiliser leur hobby.
Du temps de l’argentique, la photographie se déroulait nécessairement en deux temps : celui de la prise de vue et celui du développement incluant le plus souvent le tirage papier. La maîtrise du second temps était réservée à un public initié ou professionnel. À l’occasion, l’ensemble ménageait au profane de bonnes surprises. Hier comme aujourd’hui, l’expertise consiste à anticiper celles-ci et à les convoquer autant que possible.
L’avènement de l’autofocus, du réflex numérique et maintenant de l’hybride a bouleversé notre pratique. Mais au fond la démarche a-t-elle changé ? Oui et non. Elle a surtout raccourci le délai entre les deux temps du processus, pour n’en faire qu’un seul avec les smartphones. De l’instantané, du stéréotypé et une accumulation exponentielle d’images. Pas sûr que l’écrasement de l’entre-deux temps serve la créativité et la qualité !
Mais revenons au N&B. Pour le photographe franco-brésilien, c’était un choix délibéré et pas seulement esthétique. Ma fille, amoureuse du Brésil, m’a offert un livre de ce dernier intitulé : "Des oiseaux" [ici]. Même force du N&B, même intimité, malgré un thème plus léger que ceux explorés dans "Gold" [ici] ou "Exode" [ici]. Cependant, pour avoir vu les aras et les toucans dans leur milieu naturel, je les préfère en couleurs ! Justement, selon Sebastião Salgado, le N&B permet de se détacher de la réalité colorée et de toute velléité de la reproduire [ici]. En effet, le N&B touche au sensible. C’est, sans aucun doute, ce qui unit ces trois maîtres de la photographie dite humaniste.
Est-ce pour cette raison que mes photos prises ou post-traitées en N&B intègrent plus souvent des personnes que celles en couleurs ? Il y a peut-être un peu de Salgado ou de Doisneau qui sommeille en moi... On peut rêver !
10 mai 2026 11:45
"Les photos qui m’intéressent, que je trouve réussies, sont celles qui ne concluent pas, qui ne racontent pas une histoire jusqu’au bout mais restent ouvertes, pour permettre aux gens de faire eux aussi, avec l’image, un bout de chemin, de la continuer comme il leur plaira : un marchepied du rêve, en quelque sorte..." Robert Doisneau (extrait de l’exposition "Instants donnés" au Musée Maillol [ici])
Ici, j’ai restreint ma sélection aux photos couleur pour ne pas accumuler les doublons. En effet, comme je l’ai écrit dans l’article précédent, bon nombre de photos N&B contient des personnes. Alors pourquoi avoir conserver la couleur pour celles-ci ? Parce qu’elle apporte un petit plus : "les cercles de lumières" dus au bokeh sont comme autant de spots pour les spectacles de rue nocturnes ; les fleurs me semblent bien fades en N&B. Quant à l’heure dorée, sans couleur elle n’a plus aucun intérêt !
Le problème avec les gens, c’est le droit à l’image. Cela me semble plus facile avec les gens du spectacle de rue ; est-ce plus autorisé ? Je ne sais pas. Avec les quidams, je photographie de dos ou en contrejour, autant que faire se peut. Encore qu’il y ait peu de chance que mes images envahissent la toile et se transforment en mine d’or. Prudence toutefois, on ne sait jamais. Robert Doisneau évoque souvent les procès l'ayant opposé aux badauds qui se sont reconnus dans "Le baiser de l’Hôtel de ville" [ici] et réclamaient une compensation financière. Les amoureux de la photo étaient des acteurs recrutés pour l’occasion !
Je fais souvent référence à ces illustres photographes, mais il y a une chose qui me sépare d’eux, hormis leur talent bien sûr : la timidité. Enfin, je crois parce que je ne les ai jamais côtoyés. Je prends surtout des photos de gens depuis que j’ai un téléobjectif : dans mon viseur, ça les rapproche mais en réalité je dois souvent m’éloigner pour les cadrer. Alors, la photo ça protège du contact ou ça invite ? C’est très personnel cette affaire-là ! Quand je voyage, je suis souvent rivé sur l’œilleton de mon appareil comme sur un écran : système de pare-excitations et surface de projection.
22 avr. 2026 22:20
C'est encombrant et voyant mais contre toute attente, c'est léger ! Maintenant il faut accommoder mon regard à une nouvelle façon de voir mon environnement familier : tout est plus proche, écrasé et étriqué... Le risque c'est de couper des détails invisibles à l'oeil nu ou de produire des images foutraques... à suivre !
19 avr. 2026 22:24
Nouveau cours : le portrait en plein air… Quelques conseils techniques : ne pas couper les articulations ou les extrémités, éviter les tons sur tons (couleur), privilégier la contre-plongée qui met en valeur le sujet, chercher les diagonales et autres lignes de fuite (penser que notre regard occidental lit l’image en « Z »), chercher le regard du sujet, dialoguer avec lui (mais pas trop). Je ne vous dis pas tout, c’est déjà beaucoup ! J’oublie le Bokeh, mais ça c’est l’objectif qui bosse. On peut aussi utiliser un réflecteur mais une façade claire fera l’affaire.
Sur le terrain, c’est une autre paire de manches.
Ici les modèles sont photogéniques et conciliants (c’est nous !). C’est amusant d’être face à un groupe de paparazzi aux abois. L’idée c’est de composer le portrait donc pas de photos à la volée comme en street photography. Je n’y ai pas résisté. Cependant le monsieur allongé, nous lui avons demandé l’autorisation de le photographier.
12 avr. 2026 16:18
13 tableaux N&B face à 13 tableaux couleur pour une superficie de 50 m2 (au pif). Toutes les photos étaient imprimées sur du papier Fine Art Baryté. Pour celles accrochées, elles étaient collées sur du dibond de 2mm et pour les plus grands formats, montées en caisse américaine.
Beaucoup d'angoisse, de fatigue et de satisfaction !
De l'angoisse car exposer c'est s'exposer. Globalement les avis ont été favorables (devant moi en tout cas). Il aurait fallu que je sois là de façon anonyme... mais tout le monde ou presque me connaissait. De plus il y avait un autoportrait pour ceux qui ne m'auraient pas reconnu ! Mon installatrice y tenait.
De la fatigue car il y a eu pas mal de gens. Des collègues plus ou moins proches, des actuels et des anciens, des amis, la famille... Répéter 100 fois la même chose. Ma manageuse (je ne sais pas comment l'appeler : Miaro) voulait que je fasse un discours. Trop austère ! Alors j'ai improvisé et essayé d'accompagner chacun dans sa déambulation. J'ai inventé ma démarche photographique en regardant mes propres photos ! Quand il n'y avait personne : attendre, c'est encore plus fatigant !
De la satisfaction : ô combien ! De partager ma passion... je suis prêt à recommencer mais avnt il faudra renflouer la caisse !
14 mars 2026 09:42
À 60 ans, grâce à la générosité de mes proches, je me suis offert un hybride avec un grand angle et un téléobjectif. Mais en dehors des voyages et des fêtes de famille, mon beau joujou prenait la poussière sur une étagère. Un peu coupable, je me suis rappelé avoir lu l’article d’un photographe qui menait avec des confrères un projet 52 [ici]. Kesako ? Il s’agit tout simplement de prendre une photo par semaine pendant un an.
Je me suis donc préparé pour le 1er janvier suivant, avec la ferme intention d’en faire deux hebdomadaires pour rattraper le temps perdu et rentabiliser mon acquisition. Le résultat fut plus ou moins satisfaisant et surtout assez brouillon [ici]. Enfin, j’avais atteint mon premier objectif qui était de sortir photographier par tous les temps. Triple cerise sur le gâteau : j’ai visité mon quartier et ses alentours ; j’ai appris à me servir de mon appareil et des logiciels de post-traitement ! J’ai persévéré l’année suivante avec un thème cette fois – Street Art – pour plus de cohérence et pour corser l’exercice. Toutefois la discipline n’était plus au rendez-vous ; trop de contraintes. La série m’a convenu. D’autant plus que, depuis, certaines œuvres ont disparu du paysage urbain [ici]. Après coup, je l’ai trouvée un peu trop minérale et statique, bien que j'avais pris soin d’inclure un ou deux badauds lors du cadrage.
Jamais content ? C’est ce qui donne l’envie de recommencer ! Cette fois-ci officiellement et collectivement en passant par le site du photographe en question. Une publication originale par semaine, même jour si possible, sur un thème choisi et on s’y tient ! Le jeu en vaut la chandelle et en plus il est possible d'échanger entre photographes amateurs. En cas de baisse de motivation, la présence, même virtuelle, de la communauté apporte un soutien. C’est comme un club photo à distance. Pour ma pratique, c’est plus enrichissant que les simples « like » sur Facebook ou Instagram.
Je reviens souvent de mes sorties avec beaucoup trop de photos, puisqu’il ne faut en publier qu’une par semaine. J'opère donc à un tri drastique. Généralement, je n'en conserve que quelques-unes pour un autre usage. Parfois, devant la difficulté de choisir entre deux photos, je prévois de refaire ultérieurement la même que celle que j'ai abandonnée - le cliché original doit respecter le calendrier. Ça ne marche jamais ! D'une fois sur l'autre, la magie n'opère plus.
Alors pourquoi les ponts ? Parce qu’à Paris, il y en a 37 qui enjambent la Seine. Mais certains n’ont aucun intérêt photogénique à mon goût, d’autres sont très éloignés de chez moi. En tout cas, il n’est pas question de les cartes-postaliser. Je veux de l’imprévu, de l’inédit et pas un documentaire exhaustif sur les ponts de Paris ou d’ailleurs. On pourrait appeler mon projet 52 : « Les ponts comme vous ne les avez jamais vus ». De mon côté, je ne les ai jamais autant regardés que depuis le début de cette série.
Bon c’est terminé ! Contrairement aux deux projets 104 réalisés en solitaire (2022 et 2023), de finir ce projet 52 est un crève-cœur. Sans doute un effet de la communauté qu’il faut désinvestir, au moins temporairement. J’oscille entre un ras le bol des ponts et l’envie d’en faire encore un, oublié ou « mal » photographié. Il conviendrait d’imaginer rapidement un nouveau projet pour ne pas laisser mon matos prendre la poussière ! J’aurais voulu finir en apothéose, avec le pont Mirabeau sous lequel coule la Seine, dit le poète. mais il a résisté à mon oeil malgré trois visites à des moments différents : heure de la journée et saison.
Bilan des courses : 37 ponts traversent la Seine. Voici la liste de ceux que j’ai photographiés (d’est en ouest ou d’amont en aval) :
PS : 2 photos sont hors de Paris, pour des raisons de vacances, mais le compte y est car j’ai inclus 3 ponts dans la photo 52/32.
2 mars 2026 12:05
Une semaine de déambulations dans le sud de l’Islande, avec pour seul but : prendre des photos. Une épopée de rêve avec un groupe sympa et un guide-photographe [ici] à nos petits soins.
L’Islande, c’est déjà une terre de contraste et le mot est faible. Mais à cette époque (fin février), la météo s’en mêle : tempête, pluie, neige, brouillard et soleil. Un décor parfait pour la photographie de paysage.
Alors, s’agit-il de prendre des photos ou de faire de la photo ? Quelle différence ? Pour ma part, je suis parti en touriste pour prendre des photos, inoubliables si possible. Cela va sans dire. En revanche, j’ai peu goûté l’art de prendre la même cascade à 1/300 de seconde, 1/30 de seconde ou à 3 secondes. Ou dans un genre différent de faire du « focus-stacking » – en bon français : de l’empilement de mises au point pour obtenir une image ultra-nette. Il faut dire que mes objectifs font le job ! Dans la même veine, il y a le « focus-bracketing ». Il s’agit d’empiler des photos avec un léger décalage d’exposition, afin d’harmoniser celle-ci dans les moindres recoins de l’image. Je vais essayer de m’y mettre en rentrant à Paris pour voir ce que cela donne !
En Islande, avec le soleil rasant de l’hiver et du grand nord, ce qui m’a paru le plus important était la gestion de la lumière. Question composition, Théo m’a apporté des idées inédites et je l’en remercie chaleureusement.
25 janv. 2026 20:37
Il y a des jours où la chance nous sourit. Un après-midi de soleil en plein hiver : lumière rasante et ombres allongées. Ce stage a donc été l’occasion de jouer avec les clairs-obscurs et les nuances de gris puisqu’il s’agissait de faire du N&B. La photographe qui nous accompagnait ne s’est pas tant préoccupée de technique que des jeux de lumière. Par ailleurs, elle interpellait si naturellement les badauds que prendre des photos était un vrai régal. Les gens se prêtent au jeu avec plaisir… à retenir !
27 déc. 2025 23:05
"On appelle Paris la « Ville lumière » parce que c’est à Paris qu’est né le premier éclairage public sous Louis XIV en 1665 avec la création du premier établissement de lanternes ! Avant la ville était un véritable coupe-gorge. Il y avait eu des tentatives pour la mettre en lumière, mais qui n’avaient pas été vraiment suivies d’effet parce qu’équiper une ville en lampadaires coûtait trop cher."
"Si Paris est la première ville éclairée à la bougie au XVIIe siècle, elle n’est pas la première à être éclairée ni au gaz, ni à l’électricité au XIXe. Mais en 1900, lors de l’Exposition Universelle, elle se dote de ce surnom de « Ville lumière ». Pour elle, c’est un élément marketing, une façon de se vendre et de se mettre en avant. En effet, à ce moment-là, elle a rattrapé son retard sur les autres villes comme New York, qui a déjà un éclairage électrique. Comme cela, la ville brille de 1000 feux et rappelle que c’est à Paris qu’ont eu lieu les premières tentatives d’éclairage moderne électrique." (extraits de [ici])
Ne pas confondre "Ville lumière" et "siècle des Lumières" [ici]. Le mouvement philosophique qui donna son nom au XVIIIe luttait contre l’obscurantisme de l’époque et non contre l’obscurité, si ce n’est celle des esprits !
Plus modestement, je vous présente quelques vues de Paris à la lumière de l’aube ou du crépuscule, lumière dorée ou lumière bleue comme on les appelle en photographie. Et pourquoi pas à la lumière des réverbères ?
22 nov. 2025 22:39
Soirée épique par un froid de canard et un vent à décorner les bœufs. Comme nous avait prévenu la photographe : il faut se munir de patience… et de moufles ! Je suis d’humeur chagrine, non du fait de l’exercice que j’ai trouvé amusant mais à cause du matériel ! Le trépied : nickel ! C’est plutôt du carbone : léger et maniable ! Par contre les réglages sur mon boitier : c’est sans doute à cause des moufles. Tout manuel : ouverture, vitesse, sensibilité. Sur le principe, pas de problème. En pratique les réglages à partir des menus ne font rien, il faut passer par la touche « i ». Sauf que je n’y avais pas installé la sensibilité… le temps que je comprenne pourquoi ça ne voulait pas m’obéir, la Seine avait déjà pas mal coulé sous les ponts !
Deuxième problème : la télécommande via SnapBridge. Je ne sais pas pourquoi mon téléphone et mon boitier refusaient de communiquer ou ça mettait des heures. Le Bluetooth est frileux sans doute. Donc je mets en route le retardateur. L’idée c’est de ne pas toucher l’appareil en pause longue, sous peine de lui impulser une vibration imperceptible au touché mais visible sur la photo. Flou assuré ! Le hic, c’est que je n’avais pas enlevé le mode rafale. Résultat : 7 photos d’affilée à 20 secondes de pause. Une éternité par ce froid polaire.
Ensuite, comme il fait nuit, bien que l’écran de mon hybride affiche une image rayonnante, la lumière qui entre dans l’objectif – diaphragme fermé au max et sensibilité la plus basse – est très réduite et donc l’autofocus n’y arrive pas. Il aurait fallu que je le réglasse en basse lumière, je suppose. Mais le temps de retrouver dans les menus où ça se trouve, le groupe est déjà 1 km devant ! Comme le déclenchement est réglé en priorité mise au point : galère. Je pleure. J’aurais dû réviser la veille et pas seulement le matos mais aussi ses fonctions ! Je ferai cela quand j’aurais du temps…
Je suis handicapé avec la mise au point manuelle ! Je n’y vois rien dans ce petit écran haute résolution. Il y a les petites flèches avec un rond au milieu qui indique la bonne mise au point mais je n’y pense pas car je ne fais jamais cela manuellement ! Enfin, dernier problème : un pont ça vibre surtout quand un bus passe. Sinon le pont finirait par s’écrouler, le bus et le photographe aussi – et pas que moralement pour ce dernier. Même si on tient le trépied pour empêcher le vent de le renverser, ça produit un flou de mouvement.
Alors, échec et mat ? Non, il y a de bonnes surprises difficiles à anticiper comme cette piste cyclable au milieu de la Seine sur la photo N°6. C’est un bateau qui passe, pris à une vitesse d’ouverture de 20 secondes et non une lubie de Anne Hidalgo.
Empêtré dans mes problèmes électroniques, je n’ai pas beaucoup profité du groupe. C’est mon plus gros regret.
8 nov. 2025 22:08
Je photographie rarement les animaux. Sauf au parc Kruger en Afrique du Sud, mais j’ai perdu toutes mes photos. Une fausse manœuvre avec un disque dur ! Misère. Heureusement, j’avais imprimé un album.
Ici le joli toutou m’a fait craquer et en plus j’avais mon appareil sur moi. J’ai d’abord cru voir une grosse peluche. Le pôôôvre, me direz-vous. Je ne suis pas un spécialiste mais il n’avait pas l’air trop malheureux avec sa marinière et son bidule autour du cou.
27 oct. 2025 12:30
Ça y est, j’ai franchi le pas ! Je me suis inscrit à une « Masterclass » avec des pros pour nous encadrer - Graine de photographe.com, pour ne pas les citer - et un groupe de photographes amateurs mais avertis. Mon idée était de bousculer mes habitudes. Je n’ai pas été déçu. Tout d’abord, pour faire de la « Street Photography », ce n’est pas obligé de parler anglais ! Si j’ai bien tout compris, la « Street Photography » n’est pas de la photo dans la rue, ni du portrait de rue, c’est plus spécifique. C’est aller au contact des gens et les prendre en photo à leur insu, de face plutôt que de dos. À la volée ! Le but ultime, c'est de raconter une mini histoire avec une seule vignette.
La règle nécessaire et suffisante est de renoncer à photographier un ours mal léché, à moins d’avoir la corpulence de Teddy Riner [ici].
De préférence opter pour une focale inférieure à 50 mm avec un appareil discret et maniable. L’une des trois photographes pros avait un appareil de la taille d’une boîte de Ricola (24 MP), mais pas les paluches de Teddy Riner. Perso, j’avais un 35mm, f/1.2 monté sur un hybride plein format : 26 x 16 cm pour 2 kg à peine. Super compact ! Bon, je n’étais pas le seul. Question discrétion, c’était mort ! Surtout que 10 photographes groupés, équipés de matos expert et qui mitraillent à tout va, ça passe inaperçu.
Il y a un monsieur qui nous a demandé la raison de notre attroupement. Il devait s’attendre à voir apparaitre une personnalité en vue au coin de la rue. Plus loin, la serveuse d'une pizzeria a dû se croire sur les marches du festival de Cannes, face à dix paparazzis zinzins.
Autres pratiques iconoclastes pour l’amateur que je suis : primo, travailler en manuel. Vitesse rapide et ouverture moyenne pour éviter les flous de bouger et d’arrière-plan. Au revoir les jolis Bokeh de mon f/1.2 ! Sensibilité automatique autorisée pour ne pas passer son temps dans les réglages. Deuxio, s’abstenir d’avoir l’œil collé à son viseur, sous peine d’être repérer à 1 km à la ronde ! Le mieux, c’est d’avoir l’appareil à mi-hauteur et de « shooter » à l’aveugle ou à l’aide de son écran orientable en faisant mine de regarder ailleurs ! Tout ce que j’aime !
Ensuite, on court après les gens et la bonne lumière - mode chasseur - ou on se pose à un endroit choisi et on attend la bonne prise - mode pêcheur ! Résultat : 1500 clichés et 15000 pas ; une vingtaine de photos à peu près potables. En résumé, je me suis bien amusé avec sérieux et avec un groupe sympathique ! C’était aussi mon projet que de rencontrer d’autres photographes amateurs avertis, car cette pratique est assez solitaire. En groupe, on est toujours 50 mètres derrière tout le monde. D’ailleurs, je suppose que notre « classmistress » a passé plus de temps à recompter ses apprentis-photographes qu’à faire des photos, vu la tendance naturelle de notre bande à s’éparpiller aux quatre coins de la rue. Nos gilets jaunes s'appelaient Canon, Nikon, Sony , etc.
Finalement, histoire de ne pas chambouler tous mes us et coutumes, j’ai opté pour des recadrages plus ou moins serrés qui dénaturent un peu le concept de « Street Photography ».
12 oct. 2025 21:47
Ce matin, Salon de la photo pour m’acheter un nouveau sac, mieux organisé, plus confort. Cet après-midi, envie de l’essayer. Donc j’enfourche mon vélo pour aller photographier un pont lointain - 28ème semaine, ça commence à être difficile de trouver de nouvelles idées ! En route à hauteur du pont Alexandre three, rive gauche, je vois un gars en kilt et baskets jouant du saxo. Je m’arrête en catastrophe. Il y a un monde fou, c’est l’été indien ! Je n’arrive pas à me décider. Il faut ranger et attacher mon vélo et sortir mon barda… Tant pis, je trace jusqu’à the Statue of Liberty. C’est là mon but dominical. Je n’ai rien réussi qui me plaise. Retour : rive droite ou rive gauche ? J’opte pour le même chemin, même si c’est blindé, au cas où le saxophoniste continuerait à s’époumoner. Il est toujours là. Cette fois, je me pose pour de vrai. Et plutôt que de prendre des photos volées à la volée, je demande au musicien s’il m’autorise à le photographier. Ok… merciii ! Et voilà le travail ! Enchanté, quand je lui propose de lui envoyer les meilleurs clichés : échange de bons procédés.
24 août 2025 18:01
Petite semaine en résidence d’écriture. Dans mes textes comme sur mes photos, je me suis mis en quête de personnages. L’architecture de la ville est étonnante avec le cœur historique reconstruit à l’identique après sa destruction par les nazis en 1944-45, les vestiges staliniens et un centre moderne en plein expansion verticale. Bref, j’ai sans aucun doute un peu trop levé le nez pour croiser le regard des autochtones. Du reste, ils m’ont paru bien ressemblants aux indigènes parisiens. Varsovie est une capitale tournée vers l’avenir qui n’oublie pas son passé, une ville plus séduisante que les idées politiques des dirigeants actuels du pays !
6 août 2025 16:15
En mai 2022, j’ai fait une escapade sur la dalle des Olympiades (Paris 13ème) pour voir une exposition photo éponyme de Jim Vieille [ici]. L’accrochage en plein air était dispersé aux endroits où chaque photo avait été prise. Mon idée était de réaliser une mise en abîme en photographiant l’œuvre dans son contexte. Manque de chance ou clin d’œil de l’artiste, aucune image n’était disposée de façon à pouvoir mettre l’une et l’autre en perspective. Frustré, je tournicotai sur la dalle dans l’espoir de profiter de son architecture.
J’avais à l’esprit le film en noir et blanc de Jacques Audiard sur les Olympiades qui jonglait avec la lumière et les lignes de cet espace urbain des années soixante-dix [ici].Hélas en plein midi, ce n’était pas la bonne heure pour les jeux d’ombres !
J’allais quitter les lieux quand mon attention fut attirée par le rouge bordant un escalier. Et soudain, petit cadeau du hasard, je vis se pointer un homme avec une chemise et un cabas rouges ; son attitude accablée reflétait mon humeur chagrine, évanouie à l'instant.
La même année, à Malte, une dame esseulée gravit les marches d’une église, sous la vigilance de mon téléobjectif. Une série était née.
3 août 2025 18:46
J'ai déjà édité une série de 104 photos sur l'Art Urbain dans le 13ème arrondissement de Paris [ici]. Il y a deux types de fresques : les officielles et pérennes, commandées par la Mairie - de part et d'autre de la ligne 6 du métro entre les stations Place d'Italie et Quai de la Gare par exemple ; les officieuses, éphémères, taguées, effacées ou recouvertes par une œuvre plus récente. De juillet 2022 à l'été 2023 a eu lieu une exposition dans le tunnel des Tuileries, intitulée "L’art urbain en bord de Seine" [ici].
J’y passe régulièrement. Si au début les œuvres furent légion [ici], actuellement la quasi totalité des murs est recouverte de tags peu photogéniques à mon goût ! Dommage...
2 août 2025 22:51
"On trouve tout à la Samaritaine" disait la publicité. C'était avant les travaux et le rachat par le groupe LVMH. Maintenant, on y trouve surtout du luxe et les touristes qui vont avec... si on n'a pas le budget, on a le droit de toucher avec les yeux ! C’est comme avec toutes ces bulles dorées ; n’essayez pas de les attraper, elles n’existent que dans mon téléobjectif. N’empêche que ça excite les papilles, ça pétille !
1 août 2025 18:22
Lors d’un retour de voyage, je montrai mes photos à une personne de mon entourage qui m’est chère. "Tes photos ne ressemblent à rien !" fut son commentaire encourageant. C’est vrai qu’aucune ne ressemblait à une carte postale. Ça m’a donné de faire une exposition éponyme ou presque. Depuis, d’autres clichés sont venus enrichir ma collection.
31 juil. 2025 19:24
Lors de l'exposition "Instants donnés" au Musée Maillol consacrée à Robert Doisneau [ici]), sont exposés des collages parfois très réussis - pas de Photoshop à l'époque. Mais le photographe bidouillait aussi ses objectifs pour obtenir des déformations comme celle de "la Tour Eiffel gondolée", réalisée en 1965 [ici]. Étonnant !
29 juil. 2025 23:56
"Van Gogh, qui ne connaît pas le Sud de la France, décide de quitter Paris en février 1888 pour s’installer à Arles, attiré par la chaleur et la lumière provençale.
L’artiste n’est pas le seul à rechercher cette lumière si particulière, qui offre des possibilités de coloris bien plus vastes que celles, souvent froides, des régions du Nord. Claude Monet part peindre à Bordighera, sur la Riviera italienne, en 1884, et dès 1888, se fixe pendant un temps à Antibes. Paul Cézanne vit et travaille dans sa ville natale d’Aix-en-Provence. Adolphe Monticelli, que Van Gogh admire énormément, séjourne à Marseille alors que Paul Gauguin va en Martinique en 1887 pour peindre à la lumière des tropiques. Il est fort probable également que Paul Signac ait vanté la qualité de la lumière provençale à Van Gogh, ainsi que Toulouse-Lautrec, natif d’Albi.
Si Van Gogh espérait retrouver dans cette lumière l’atmosphère des estampes japonaises, il est on ne peut plus satisfait. « Le pays me paraît aussi beau que le Japon pour la limpidité de l’atmosphère et les effets de couleur gaie », dit-il à Emile Bernard. Nombre de ses lettres, écrites alors qu’il se trouve à Arles, glorifient cette lumière extraordinaire et les couleurs nouvelles qu’elle fait apparaître, qu’il découvre avec passion.
Les tableaux que Vincent exécute à Arles sont souvent associés à la couleur jaune, laquelle joue un rôle primordial dans sa production à cette période. Il vénère littéralement le jaune du soleil de la Provence, et la teinte soufrée et dorée de sa lumière. Celle-ci inonde le paysage et lui permet de peindre avec les couleurs franches et puissantes qu’il affectionne tant. D’après lui, l’artiste des temps modernes sera un coloriste comme le monde n’en a jamais connu. Professant que la lumière provençale est d’une importance capitale pour une palette moderne, il s’éloigne plus que jamais des gris de sa palette « hollandaise », imprégnée de la lumière du Nord." (extrait de [ici])
29 juil. 2025 10:51
Primo : se munir d'un grand angle. Secundo : corriger les distorsions de perspective en post-traitement. Ça peut prendre des heures pour obtenir un résultat satisfaisant... parfois c’est peine perdue !
1 janv. 2025 00:00
L’art du photographe consiste à capturer dans le monde extérieur, par le biais de son appareil, des images qu’il a dans la tête. En vérité, c’est un peu plus compliqué car, pas plus que tout un chacun, le photographe n’a dans le cerveau des clichés qu’il chercherait à dupliquer grâce à la technologie. Les images qui le hantent ou l’animent – celles du dedans – sont latentes et, pour une grande part, inconscientes. Peut-être même ne sont-elles pas seulement visuelles. Elles peuvent être assorties des éprouvés et des sensations dont elles sont issues. Elles se composent de traces mnésiques venues d’horizons variés : internes, externes, présents ou passés. En somme, il s’agit d’assemblages fugaces.
L’action de photographier vise à donner une forme définitive aux images du dedans, à les fixer alors qu’elles sont insaisissables par nature. C’est une action qui réclame au moins deux temps, séparés par une période de latence propice au travail d’élaboration. Presser le bouton est un acte tangible, tout comme le sera le résultat de la prise de vue, mais le mouvement créatif et ses ressorts restent énigmatiques. Ils se révèleront après-coup, sous un éclairage à chaque fois renouvelé.
Le matériau choisi par Jean-Éric Fabre [ici] nous éclaire sur un univers où se mêlent imagination et perception. Les paréidolies sont des illusions perceptives qui consistent à reconnaitre des formes familières dans un paysage, des nuages, de la fumée ou une tâche d’encre. Enfant, nous nous sommes tous livrés à ce jeu, avec plus ou moins de bonheur. La magie du phénomène ne fonctionne que si le support perceptif n’est ni trop pauvre, ni trop saturé. Il doit se prêter au jeu, c’est-à-dire ne rien représenter en soi.
Mais comment définir ce jeu ? C’est une oscillation entre images du dedans et images du dehors : le gros rocher se mue en animal ou en visage pour redevenir, l’instant d’après, l’énorme cailloux qu’il n’a jamais cessé d’être. Si l’on s’approche du gros rocher pour le toucher, l’illusion d’optique disparait. Quant aux nuages, leur apparence éphémère qui s’étire et se déforme offre une figuration à des éprouvés extinctifs que les mots peineraient à décrire. Seul le jeune enfant ou le poète tendrait la main vers le ciel dans l’intention d’attraper l’inaccessible en soi. On comprend que la photographie se révèle comme une possibilité de s’emparer des paréidolies.
27 déc. 2024 10:49
Des sourires, de la couleur et des vieilles et belles voitures... Je ne suis pas certain que cela reflète la vie quotidienne des cubaines et des cubains !
24 déc. 2024 17:33
Le 13ème arrondissement de Paris regorge d’Art urbain, qui a la faveur de son maire actuel : Jérôme Coumet. Il y a les fresques officielles, imposantes, faites pour durer, que les usagers de la ligne 6 du métro, sur son segment aérien, ne peuvent pas rater [ici]. Puis, il y a la Butte aux cailles qui, elle, est réservée aux œuvres officieuses, dégradables plus rapidement. La plus célèbre des graffeuses du 13ème est Miss.Tic [ici], dont les œuvres ont essaimé sur plus d’un arrondissement.
Enfin, certains artistes clandestins deviennent autorisés, avec la notoriété je suppose. C’est le cas de C215, alias Christian Guémy [ici]. En 2019, ses portraits de Simone Veil sur les boîtes aux lettres de la mairie ont été salies de croix gammées. C215 est venu les refaire, en présence du fils de la grande Dame pour laver cette ignominie [ici].
En 2023, j’ai fait 2 photos par semaine, avec un peu moins de régularité que l’année précédente. Mais sur le thème du Street Art, j’aurais pu continuer des mois durant tant cette discipline est vivante ! D’ailleurs, pour jouer j’ai glissé un cliché pris en 2024 sur un lieu que j’avais photographié en 2023. Vous remarquerez aussi qu’une peinture a pivoté de 180 degrés entre 2022 et 2023, et ce n’est pas une trucage de ma part ! Enfin, la plupart des œuvres de la série de l’allée Paris-Ivry a disparu puisqu’elle ornait un chantier, maintenant achevé.
17 déc. 2024 14:30
Mon premier projet 2 fois 52 ou ma première série ! Je mesure le chemin parcouru. À l’époque, il m’arrivait de sortir le dimanche à 23 heures 45 pour remplir ma mission, quitte à photographier des poubelles ou si par flemme, je ne mettais pas le nez dehors, d’ouvrir la fenêtre et de shooter discrètement mes voisins. En fait, je ne me préoccupais de mon projet qu’à la dernière minute. Avec l’Art urbain, c’était plus facile de repérer les "spots".
Pour les ponts, j’ai un devoir à rendre chaque semaine. Donc je m’y attèle mentalement dès la publication et programme ma sortie photo en me donnant suffisamment de délai si la première récolte n'a pas été satisfaisante. Le problème est plutôt de choisir entre deux qui me plaisent autant. Dans ce cas j’expose celle qui me semble va le plus plaire.
15 déc. 2024 13:16
Résumé en 3 photos...
14 juil. 2024 12:31
En 2024, pour avoir une vue sans photographe smartphonisé, j’ai dû me déplacer à 4 heures du matin - les deux premières photos. À cette heure, je l’ai admirée tout seul ou presque. Il y avait les vigiles, un peu blasés.