Soirée épique par un froid de canard et un vent à décorner les bœufs. Comme nous avait prévenu la photographe : il faut se munir de patience… et de moufles ! Je suis d’humeur chagrine, non du fait de l’exercice que j’ai trouvé amusant mais à cause du matériel ! Le trépied : nickel ! C’est plutôt du carbone : léger et maniable ! Par contre les réglages sur mon boitier : c’est sans doute à cause des moufles. Tout manuel : ouverture, vitesse, sensibilité. Sur le principe, pas de problème. En pratique les réglages à partir des menus ne font rien, il faut passer par la touche « i ». Sauf que je n’y avais pas installé la sensibilité… le temps que je comprenne pourquoi ça ne voulait pas m’obéir, la Seine avait déjà pas mal coulé sous les ponts !
Deuxième problème : la télécommande via SnapBridge. Je ne sais pas pourquoi mon téléphone et mon boitier refusaient de communiquer ou ça mettait des heures. Le Bluetooth est frileux sans doute. Donc je mets en route le retardateur. L’idée c’est de ne pas toucher l’appareil en pause longue, sous peine de lui impulser une vibration imperceptible au touché mais visible sur la photo. Flou assuré ! Le hic, c’est que je n’avais pas enlevé le mode rafale. Résultat : 7 photos d’affilée à 20 secondes de pause. Une éternité par ce froid polaire.
Ensuite, comme il fait nuit, bien que l’écran de mon hybride affiche une image rayonnante, la lumière qui entre dans l’objectif – diaphragme fermé au max et sensibilité la plus basse – est très réduite et donc l’autofocus n’y arrive pas. Il aurait fallu que je le réglasse en basse lumière, je suppose. Mais le temps de retrouver dans les menus où ça se trouve, le groupe est déjà 1 km devant ! Comme le déclenchement est réglé en priorité mise au point : galère. Je pleure. J’aurais dû réviser la veille et pas seulement le matos mais aussi ses fonctions ! Je ferai cela quand j’aurais du temps…
Je suis handicapé avec la mise au point manuelle ! Je n’y vois rien dans ce petit écran haute résolution. Il y a les petites flèches avec un rond au milieu qui indique la bonne mise au point mais je n’y pense pas car je ne fais jamais cela manuellement ! Enfin, dernier problème : un pont ça vibre surtout quand un bus passe. Sinon le pont finirait par s’écrouler, le bus et le photographe aussi – et pas que moralement pour ce dernier. Même si on tient le trépied pour empêcher le vent de le renverser, ça produit un flou de mouvement.
Alors, échec et mat ? Non, il y a de bonnes surprises difficiles à anticiper comme cette piste cyclable au milieu de la Seine sur la photo N°6. C’est un bateau qui passe, pris à une vitesse d’ouverture de 20 secondes et non une lubie de Anne Hidalgo.
Empêtré dans mes problèmes électroniques, je n’ai pas beaucoup profité du groupe. C’est mon plus gros regret.
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